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La Plateforme : Entre cruauté capitaliste et folie humaine

Présenté lors du festival de Toronto où Netflix y a récupéré les droits, c’est un peu la petite bombe de ces derniers jours : La Plateforme, première réalisation de l’espagnol Galder Gaztelu-Urrutia. Un thriller au goût âpre et à la saveur aigre qui, en période de confinement, ne vous laissera pas l’esprit tranquille. Continuer la lecture

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Rosa Luxemburg, Réforme sociale ou révolution?

Réforme sociale ou Révolution? est la réponse de Rosa Luxemburg aux théories réformistes d’Eduard Bernstein, dans le cadre d’un débat traversant le parti social-démocrate allemand à la fin du XIXe siècle. Le ton est donné dès la préface: «L’alternative: réforme sociale ou révolution, but final ou mouvement, est, sous une autre face, l’alternative du caractère petit-bourgeois ou prolétarien du mouvement ouvrier». Continuer la lecture

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Marx & Engels, Le Manifeste communiste

En 1848, à l’orée d’une année où toute l’Europe ou presque est prise de convulsions révolutionnaires, deux jeunes gens de 28 et 30 ans publient l’un des textes les plus importants de l’histoire politique mondiale: Le Manifeste du parti communiste. Peut-on encore le lire avec des yeux neufs aujourd’hui? Nous le croyons fermement, alors que le texte a si souvent été ramené à quelques formules lapidaires. Continuer la lecture

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La honte de la science politique : Pierre Rosanvallon, Le siècle du populisme

Il arrive parfois d’avoir honte d’un membre de sa profession, ce qui n’est jamais très agréable. C’est la première impression que j’ai eue en lisant le dernier livre de Pierre Rosanvallon, Le siècle du populisme, confortablement publié dans sa propre collection aux éditions du Seuil (ce qui explique sans doute en partie sa nullité et les erreurs innombrables qu’on y trouve, l’ouvrage n’ayant été sérieusement relu par personne, visiblement Continuer la lecture

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Capitalisme et urgence climatique

En août 2019, les grévistes pour le climat adressaient leurs revendications à la place financière suisse : désinvestir des énergies fossiles avec l’objectif d’aboutir à zéro émission d’ici 2030. Pourtant en critiquant les investissements des assurances et des gestionnaires de fortune nulle part paraissait l’idée que le capitalisme était (et est toujours) problématique. Le fait que le mouvement ne soit pas en mesure de reconnaître que l’organisation capitaliste de la société et de la nature est responsable des changements climatiques est dramatique. De telles revendications conduisent à des réponses paradoxales comme la possibilité illusoire d’un « capitalisme vert ». Continuer la lecture